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 Avortement, euthanasie, drogue et vacuité

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Amael
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Messages : 16
Date d'inscription : 11/09/2008

Avortement, euthanasie, drogue et vacuité Empty
MessageSujet: Avortement, euthanasie, drogue et vacuité   Avortement, euthanasie, drogue et vacuité EmptySam 13 Sep - 19:08

Le Dalaï-Lama parle de l'avortement, de
l'euthanasie, de la drogue et de la vacuité.



Avortement, euthanasie, drogue et vacuité Dalai_10

La conscience se mêle-t-elle, dès la conception, aux agrégats physiques en développement, our ejoint-elle le corps physique plus tard, un peu avant la naissance ?
L'avortement attente-t-il à la vie ?


Il est dit que la conscience pénètre au moment de la conception. La notion de
meurtre s'applique donc également à l'embryon humain et cela dès la conception.

L'avortement est-il autorisé quand un grave handicap a été médicalement détecté dansl'embryon ?

Il peut y avoir des situations autorisant l'avortement, quand l'enfant est menacé d'un handicap tellement grave qu'il en subirait de grandes souffrances. Mais, en
général, l'avortement n'est pas recommandé car il supprimeune vie. Là encore, l'élément essentiel (le facteur principal) est la motivation.

Quelles sont les conséquences karmiques pour une femme qui opte pour l'avortement, tout en sachant que retirer la vie est un acte négatif ?
Il est dit qu'en absence de circonstances atténuantes il est pire de s'engager dans des karmas négatifs en pleine conscience.

Quel conseil donneriez-vous à celles d'entre nous qui ont eu recours à l'avortement et pratiquent maintenant le bouddhisme ?
Quand un karma défavorable a déjà été commis et que sa
nocivité nous apparaît ultérieurement, on peut s'en repentir sincèrement en présence d'êtres saints,réels ou imaginés, et développer l'intention de ne plus
agir ainsi dans le futur. Cela diminue la force du karma négatif.

Par rapport à l'alcool et la drogue.Pouvez-vous conseiller ceux qui sont touchés par ces fléaux sur l'aide qu'ils peuvent s'apporter eux-mêmes, ou que peut leur apporter leur entourage ?
Quand on prend de la drogue, l'esprit tombe sous l'influence de perturbations nouvelles, lesquelles s'ajoutent à celles qui nous affectent habituellement. Doubler la perturbation n'est certainement pas un remède. Il faut recourir à des techniques capables de soulager la souffrance. Connaître la nature du
cycle des existences et pratiquer l'altruisme devraient avoir leur efficacité.

Pouvez-vous nous parler de l'euthanasie; et nous éclairer sur la différence entre celle qui consiste à arrêter le traitement médical et celle qui est prodiguée en
injectant un poison qui tue en quelques minutes.


On peut là aussi être confronté à des situations exceptionnelles mais,
en règle générale, il est préférable de laisser une personne mourir à son heure. Ce que nous endurons est dû à nos propres karmas passés et nous devons en accepter le résultat. Tout doit être fait pour éviter de souffrir;mais si rien ne peut plus enrayer le problème, la souffrance doit être considérée comme le résultat inévitable de nos karmas.

Votre Sainteté, vous avez parlé d'une conscience subtile s'écoulant comme un continuum de vie en vie. Mais la libération étant survenue, que devient ce courant de conscience au moment de la mort: continue-t-il ?
Le niveau de conscience le plus subtil demeure jusqu'à et tout au long de la
bouddhéité. Il ne s'éteint jamais.

Nous sommes nombreux à être si heureux de vivre que nous ne parvenons pas à accepter l'idée ou l'envie de sortir du cycle des existences. Certains aspects de la philosophie bouddhiste nous paraissent trop déprimants. Pourriez-vous nous donner votre avis ?

Dans la perspective bouddhiste, c'est un cas de non-compréhension des différents niveaux de souffrance. Si vous êtes vraiment heureux, alors tout va
bien!

Jusqu'à quel point le concept de la non-existence d'un Dieu créateur nous empêcherait-il, nous bouddhistes, d'œuvrer et de pratiquer aux côtés d'autres
religions ?


Compte tenu du fait que les êtres sensibles ont de si grandes différences de
dispositions et d'intérêts, il est naturel que la théorie d'un Dieu créateur soit appropriée et bénéfique pour une partie de l'humanité. Il n'y a aucune raison de vous tracasser si vous avez à travailler ensemble.
Un nombre considérable d'êtres humains croyant à un Dieu créateur ont atteint un état d'esprit exempt d'égoïsme; cela prouve que d'autres Enseignements que le bouddhisme sont tout aussi bénéfiques. La prise en considération des
résultats augmente le respect pour la diversité des religions.

J'ai étudié l'enseignement bouddhiste sur la vacuité du soi, que l'on traduit souvent par "pas d'âme".
Hier, vous avez parlé du subtil continuum de conscience passant de
naissance en naissance, héritier du karma. Y a-t-il une différence essentielle entre cette conscience subtile et le concept d'âme chez les chrétiens, mise à part la question de la réincarnation que le christianisme n'accepte pas ?

Je ne connais pas la définition exacte de l'âme dans le christianisme, mais depuis les temps anciens en Inde, il y a des écoles de pensée affirmant
l'existence d'un soi, l'atman, qui est décrit comme permanent, absolu et
indépendant. Ce type d'âme n'est pas accepté par le bouddhisme.

Que pensez-vous d'un bouddhiste qui ne croit ni au karma ni à la réincarnation ?
C'est une question qui nécessite un approfondissement. Généralement,le fait d'être ou de ne pas être bouddhiste est déterminé par l'acceptation ou la non acceptation des trois joyaux : Bouddha, Dharma (ses Enseignements) et Sangha (la communauté spirituelle) comme purs objets de refuge. Il y a des bouddhistes qui acceptent les trois joyaux et qui, cependant, n'ont pas beaucoup réfléchi à ces matières compliquées que sont les vies antérieures et futures, le karma, etc. Par ailleurs, un certain nombre d'Occidentaux, qui en connaissent beaucoup là-dessus, ne parviennent pas pour autant à accepter immédiatement les trois joyaux et demeurent sceptiques sur cette question tout en ayant un profond respect pour Bouddha, Dharma et Sangha. On peut dire qu'ils ne sont pas loin de devenir bouddhistes. De plus, bien que les bouddhistes n'acceptent pas la conception d'un soi permanent, absolu et indépendant, il y en a néanmoins qui n'acceptent pas d'emblée la vacuité du soi.

Quel conseil donneriez-vous à un Occidental moyen qui travaille et voudrait approfondir sa pratique du bouddhisme tibétain sans pour autant devenir moine ni s'engager dans une retraite de trois ans ?
Je lui conseille de rester dans la société en continuant à exercer sa
profession, d'assumer son rôle social, et de s'adonner en privé à l'analyse et à la pratique. Il est préférable de continuer à aller au bureau chaque jour, de vous atteler à votre domaine d'activité, puis de rentrer chez vous. Il serait bien de
sacrifier quelques distractions du soir et d'aller dormir plus tôt pour pouvoir vous lever de bon matin afin d'accomplir une méditation analytique. Après avoir pris un bon déjeuner, vous irez calmement au bureau ou à l'usine. A l'occasion, quand vous aurez assez d'argent, vous vous rendrez dans un pays bouddhiste pour quelques semaines. Je pense que tout cela est pratique et efficace.

Pouvons-nous comprendre la vacuité par une méthode simple, sans entrer dans une philosophie trop intellectuelle ?
Ce dont j'ai parlé ces jours-ci n'est-il pas simple ? L'idée principale est qu'en cherchant les objets par analyse on ne les trouve pas; ce qui ne veut pas
dire qu'ils n'existent pas, mais simplement qu'ils n'ont pas d'existence
inhérente, absolue, intrinsèque. Si vous méditez cela régulièrement, un jour vous en aurez sûrement la réalisation.

Comment pouvons-nous aider quelqu'un qui agonise ?
Que peut-on dire à un mourant ?


Le plus important est de ne pas perturber son esprit; il est également
bénéfique de s'engager dans une technique pour activer la réminiscence de pratiques spirituelles qui lui sont familières.
Il est bon d'aider à mourir dans la paix et le calme ceux qui ne pratiquent aucune religion. La raison en est que, comme il a été expliqué précédemment dans les douze liens d'origine interdépendante, la qualité de l'attitude mentale à
l'instant de la mort est extrêmement importante: c'est elle qui
détermine le karma qui sera activé au moment du passage, et donc
les conditions de la vie, de la renaissance future.

Les pratiquants bouddhistes peuvent utiliser de nombreux niveaux de réflexion et de concentration au moment de la mort : la signification de la vacuité, le
développement de la motivation d'obtenir l'Eveil pour le bien de tous les êtres, le développement du yoga de la déité, la pratique des énergies et, éventuellement, la méditation de la sagesse supérieure de la félicité et de la vacuité indissociées, le transfert de conscience, etc. Aussi grand que soit en théorie le potentiel bénéfique d'une méditation, il est crucial que le mourant soit aidé par une
pratique qui lui est appropriée et dans laquelle il s'est déjà entraîné. A l'approche de la mort, le pouvoir de l'acuité mentale et des autres qualités se
détériore; il serait donc insensé de vouloir pousser le mourant à s'engager dans une pratique qui ne lui est pas habituelle.

Il est beaucoup plus bénéfique de lui remémorer une pratique à laquelle il s'est déjà adonné.
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